mercredi 11 juillet 2007

Les absents ont toujours tort…

C’est un simple amendement qui a mis le feu aux poudres. Celui adopté par la commission des finances de l’Assemblée nationale la semaine dernière.
Visé, Charles de Courson, du Nouveau Centre, qui a proposé de retirer la CSG et la CRDS du bouclier fiscal à 50 %. Inadmissible pour Jean-François Copé, le patron de l’UMP au Palais-Bourbon. Le maire de Meaux accepte mal que l’on puisse « dénaturer » l'une des mesures phares du projet de loi « en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat » cher au Président, Nicolas Sarkozy. Et il l’a fait savoir aux députés de la majorité qui seraient tentés de faire bande à part (preuve que le sarkozysme n’est pas soluble dans l’UMP).
Toujours est-il que l'amendement Courson a été adopté de justesse, contre l'avis du rapporteur général du budget, Gilles Carrez (UMP), par 10 voix contre 8. Mais la raison de ce contretemps pour la majorité présidentielle n’est pas celle que l’on pourrait croire, à savoir un mouvement de fronde dans les rangs du parti majoritaire. Non. Le principal responsable de cette bisbille, c’est… l'absentéisme qui a sévi dans les rangs de l'UMP. C’est en tout cas ce qu’indique Le Figaro. « Sur la quarantaine de membres UMP de la commission des finances, une dizaine seulement étaient présents jeudi après-midi », révèle le journal. Ce qui explique que l’amendement, soutenu notamment par six élus de gauche, ait pu être adopté.
Et oui, Monsieur Copé. Il faudrait déjà balayer devant sa porte avant d’inculper ses prétendus amis.

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