lundi 23 juillet 2007

DOSSIER ECONOMIE : La flexisécurité à la Danoise est un leurre

Dernièrement, Nicolas Sarkozy a remis une feuille de route à la ministre de l’Economie. Dans cette lettre de mission, le Président de la République somme Christine Lagarde d’agir vite. Très vite. Et les réformes à engager d’ici la fin de l’année ne manquent pas. Marché du travail, développement des petites et moyennes entreprises, sécurité sociale professionnelle… La modernisation de l’économie nationale est en marche.
De son côté, le Premier ministre, François Fillon, dit vouloir s’inspirer du modèle danois. En France, ce modèle est mieux connu sous le nom de flexisécurité, ou encore flexsécurité ou flexicurité. Il combine facilité d'embauche et de licenciement, haut niveau de protection sociale pour les chômeurs et soutien actif à la recherche d'emploi. Au Danemark, le taux de chômage a ainsi été divisé par deux en 10 ans. En contrepartie, les Danois acceptent de subir une plus grande flexibilité sur le marché du travail. Un tiers d’entre eux changent de métier chaque année. Pendant les courtes périodes de chômage, les salariés perçoivent, pendant plusieurs mois, des indemnités égales à 90% de leurs derniers salaires et leur formation professionnelle est prise en charge.
Un projet ambitieux mais coûteux et difficile à appliquer dans notre pays. Alors, pourquoi la flexisécurité à la Danoise ne peut pas marcher en France ? Eléments de réponse avec Tiny Toon’s.

1. Géographiquement, le Danemark est un petit pays. Les réformes s’appliquent donc plus facilement qu’en France.

L’argument n’est peut-être pas le plus convaincant mais il n’est pas négligeable. Le Danemark compte 5 millions d’habitants, soit 12 fois moins que la France. Humainement et socialement parlant, on ne « manage » pas une économie de la même manière. Notamment en matière de suivi des chômeurs. Ce suivi est personnalisé au Danemark. Les personnels sont en nombre suffisant dans les job centers, ce qui n’est pas le cas en France, et les contrôles plus fréquents et plus sévères. Un véritable service public de l’emploi en somme. Un seul chiffre pour s’en convaincre : le Danemark dépense deux fois plus (en termes relatifs) que la France en matière de politique active de l’emploi : 1,6% de son PIB contre 0,8% en France.

2. Au Danemark, les syndicats jouent un rôle majeur. Pas en France.

Le taux de syndicalisation flirte avec les 85 % au Danemark, là où, en France, il n’est que de 9 %. C’est peu. Trop peu pour parvenir à un accord digne de ce nom avec le patronat.
A Copenhague, la flexsécurité a été négociée par la puissante confédération syndicale LO en collaboration très étroite avec le monde de l’entreprise. Là-bas, les syndicats agissent en toute autonomie avec le patronat, en dehors de tout cadre législatif. Leur pouvoir est ainsi renforcé et leur légitimité et crédibilité accrues. En France, la culture de la négociation et le dialogue social ne sont malheureusement pas à l’ordre du jour.
Néanmoins, le taux de syndicalisation danois est à relativiser. Les chiffres ne sont que des chiffres et ne peuvent rendre compte de la culture d’un pays. L’histoire du syndicalisme dans les pays nordiques, celle d’un syndicalisme de compromis, diffère largement de celle de la France où le syndicalisme révolutionnaire s’est imposé à la fin du XIX° siècle. En outre, l’adhésion à un syndicat est quasi obligatoire au Danemark, sous peine de perdre ses allocations sociales. A quand un tel système en France et une grande réforme de la représentativité des syndicats ?

3. Au Danemark, la culture de la flexibilité est reconnue et acceptée.

On l’a dit, le système danois est flexible. Et l’on aurait tort de penser que ce système est « sécurisant » au sens franco-français du terme. La loi ne fixe ni salaire minimum ni durée légale du travail. Elle ne sécurise pas le droit de grève et n'impose pas de modèle de contrat de travail. Pas sûr qu’en France, ce modèle fasse des émules.

4. Le système danois est très coûteux. Mal appliqué, un tel modèle pourrait alourdir la dette publique en France.

Le modèle danois est dispendieux. En 2004, le Danemark était, avec la Suède, le pays de l’Union européenne où les dépenses des administrations publiques étaient les plus élevées (56,3% du PIB). Idem pour les dépenses de protection sociale (32,5% du PIB contre 30% en France).
De fait, la pression fiscale est très forte au Danemark. Mais contrairement à la France, le système social danois est financé par l’impôt et non pas par les cotisations sociales.
Ainsi, les cotisations sociales employeurs représentent 9,3% des recettes de protection sociale au Danemark, contre 46% en France. En revanche, la TVA danoise s’élève à 25% et l’impôt sur le revenu est plus élevé. C’est donc la structure des prélèvements obligatoires qui est à revoir en France, bien plus que le niveau de ces prélèvements. Une baisse des cotisations sociales permettrait ainsi d’alléger le coût du travail, de faciliter l’embauche et, potentiellement, de relancer la croissance.
Ce modèle est donc incompatible avec le vœu de Nicolas Sarkozy de baisser les impôts. Le système légitime, en revanche, l’instauration d’une TVA sociale largement rejetée par les Français.

En définitive, le modèle danois a largement fait ses preuves. En relançant la croissance, il a permis une diminution sensible de la dette publique. Au Danemark, les réformes sont aujourd’hui négociées avec les partenaires sociaux et les collectivités locales. Les systèmes sociaux sont simplifiés et décentralisés, donc plus efficaces. Et l’éducation, la formation et la recherche sont devenues des politiques publiques aussi indispensables que prioritaires. Les inégalités de revenus (notamment entre hommes et femmes) sont limitées et la pauvreté réduite.
Force est d’admettre que nombre des conditions précitées ne sont pas réunies aujourd’hui en France pour imposer ce modèle. D’ailleurs, il n’est pas souhaitable « d’importer » un tel système. La France doit inventer un nouveau modèle social qui lui est propre et respectueux de son histoire sociopolitique.
Néanmoins, elle peut s’inspirer de l’expérience nordique sur plusieurs points : la baisse des cotisations sociales, le rôle clé accordé à l’éducation et à la formation, la mise en place d’un véritable service public de l’emploi.
Dans cette perspective, l’idée d’une TVA sociale n’est, à mon avis, pas aberrante. A condition que la réforme ne soit pas faite sur le dos des plus démunis. Pour cela, elle doit s’accompagner d’une refonte du système fiscal qui rendrait l’impôt sur le revenu beaucoup plus progressif et efficace. Au risque de faire peser sur les plus pauvres la hausse des impôts proportionnels, plus injustes, et de leur faire payer l’allégement inique de l’ISF consenti par le Président de la République.

Service minimum, tollé maximum ?

Alors que le Sénat vient d’adopter le texte sur le service minimum, les partenaires sociaux et l’opposition se font entendre sur ce qui constitue pour eux une atteinte au droit de grève.

Le projet de loi sur la continuité du service public dans les transports, applicable dès le 1° janvier 2008, prévoit notamment la consultation des salariés sur la poursuite ou l'arrêt du mouvement au-delà de huit jours de grève, ainsi que l'obligation pour les salariés de déclarer 48 heures à l'avance leur intention de participer à un mouvement de grève, sous peine de "sanction disciplinaire". Inacceptable pour la CGT qui a d’ores et déjà prévu un jour de mobilisation le 31 juillet, en attendant peut-être plus. La veille, le texte sera débattu à l'Assemblée nationale en vue de son adoption définitive avant la clôture de la session extraordinaire du Parlement le 3 août.

Que faut-il penser de ce texte ?

A entendre les Français, on serait tenté de dire : « que du bien ». De 70 à 80% d’entre eux, selon les instituts de sondage, sont favorables à l’instauration d’une telle mesure. Après tout, pourquoi pas.
Mais, à y regarder de plus près, le texte a de quoi laisser perplexe. Perplexe parce qu’il ne dit rien du dialogue social. Or s’il y a grève, c’est parce qu’il y a conflit. Et puis, perplexe car il est minimaliste. Comme le souligne Rémi Barroux dans le journal Le Monde du 22 juillet, « le périmètre d'application dudit service minimum reste, pour le moment, plutôt restreint. Le projet de loi concerne "le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs". A l'exception donc de l'aérien et du maritime ou encore du fret. De ce strict point de vue, on est loin de la promesse ambitieuse d'un service minimum censé faciliter la vie des usagers les jours de grève ».
Ensuite, les propos tenus par l’exécutif, qui laissait entendre que les jours de grève ne seraient désormais plus payés, sont parfaitement scandaleux. D’une part, parce que les jours de grève ne sont jamais payés, à quelques rares exceptions (dans le monde universitaire par exemple). D’autre part, parce que les grévistes ne font pas grève par plaisir. D’ailleurs, le nombre annuel de jours de grève est en recul ces dix dernières années.

Service minimum dans l’Education nationale ?

La possibilité, évoquée par François Fillon, d'étendre cette mesure à d'autres secteurs du service public, comme l'Education nationale, a déclenché un tollé chez les syndicats enseignants et des critiques de l'opposition.
Le conseiller spécial du président Sarkozy, Henri Guaino, dément mais il y a fort à parier que ce sera la prochaine étape. « Ce à quoi il faudra réfléchir, c'est à l'obligation d'accueillir les enfants même les jours de grève dans le primaire », ajoute ce proche collaborateur du nouveau chef de l'Etat. Au passage, c’est déjà le cas et dans l’absolu, rien n’empêche le maire de la commune de prendre les dispositions qui s’imposent pour assurer la garde des enfants.
Là aussi, les Français y sont plutôt favorables (70%). Même les électeurs de gauche semblent approuver la mesure (sondage CSA). Mais, dans le domaine de l’éducation, une telle mesure aurait probablement un impact limité.
Quel est donc son intérêt si ce n’est de rompre avec la prétendue "idéologie des gens de gauche" que combat activement Nicolas Sarkozy ?
A la vérité, c’est de la provocation. Parfaitement inefficace. Et ça aussi, c’est de l’idéologie.
Tiny Toon's

ENCADRE - Service minimum

En 2006, il y a eu 25 journées de mouvement social interministériel, dont 22 entre le 7 février et le 14 avril, lors de la crise du CPE. Selon le rapport "Fonction publique : faits et chiffres 2006-2007", le nombre cumulé de jours de grève des agents de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en 2006 s'élevait à 668 133. Soit plus de la moitié des 952 364 jours de grève recensés dans la fonction publique, hors France Télécom mais La Poste comprise. Ramené au nombre de fonctionnaires (1,13 millions d'agents), ce chiffre correspond à 0,6 journée de grève par personne et par an.

Source: Le Monde

jeudi 12 juillet 2007

Encore des inégalités…

Si le salaire moyen mensuel net a progressé en France entre 2004 et 2005 pour s’élever à 1 904 € et si cette hausse des salaires a bénéficié à toutes les catégories socioprofessionnelles, les disparités demeurent. C’est ce qui ressort du dernier rapport sur les salaires publié par l’Insee.
Ainsi, les cadres ont vu leurs revenus s’accroître plus vite que le reste de la population. En cause, l’intéressement aux bénéfices des entreprises qui a profité davantage aux CSP +.

Bien plus révélateur que le salaire moyen en termes d’inégalités, le salaire médian mensuel net, c’est-à-dire le salaire tel que la moitié des salariés gagne moins et l'autre moitié gagne plus. En 2005, il atteignait environ 1 500 €, soit une très légère progression par rapport à 2004.

Si l’on se penche maintenant sur le bas de l’échelle salariale, on constate que 10 % des salariés français gagnent moins de 1 050 € net par mois. C’est trois fois moins que les 10% des salariés les mieux pourvus (qui gagnent donc plus de 3 000 € net par mois). Mais ces différences ne rendent que très imparfaitement compte du tassement des revenus. « Seuls » 20% des salariés gagnent plus de 2280 € net par mois tandis que 40 % des salariés touchent entre 1273 et 1698 € net mensuel.

Autre inégalité persistante soulevée par le rapport: l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes. 19% en 2005. Un taux en léger recul mais encore beaucoup trop haut au regard de la loi.

Enfin, pour rappel : les Smicards représentent 17% des salariés du privé (soit environ 2,5 millions de personnes) et 7 millions de Français vivent avec moins de 750 € par mois.

mercredi 11 juillet 2007

2007, sacrés coups de foudre…

240 000 coups de foudre en six mois ! Cela faisait 14 ans que le territoire français n’avait pas connu pareil phénomène.
Selon Météorage, il faut remonter à 1993 pour trouver un début d’année aussi foudroyée en France. A l’époque, l’opérateur du réseau de surveillance des orages avait relevé 310 000 impacts lors du premier semestre (contre 164 000 en moyenne sur les 17 dernières années).
Alors que la saison des orages bat son plein traditionnellement en été, l’année 2007 se distingue par sa précocité. Le mois d’avril a ainsi enregistré trois fois plus d’éclairs nuage-sol que la normale.
Les orages ont principalement touché les Pyrénées, les Alpes du Sud, ainsi que les reliefs de l’Est. Mais ils n’ont pas épargné non plus le Nord et l’extrême-Nord du pays aux mois de mai et juin.

Dernier Jugement

L’actualité est souvent riche de ces petits moments insolites qui font le quotidien. Jugez plutôt.
Un Roumain qui avait porté plainte contre Dieu pour « escroquerie » et « abus de confiance », lui reprochant notamment de ne pas avoir répondu à ses prières, vient d’être débouté de son action par le Parquet de Timisoara.
Mircea Pavel, 40 ans, qui purge une peine de 20 ans de prison pour meurtre, avait porté plainte contre « le nommé Dieu, domicilié aux cieux et représenté en Roumanie par l'Eglise orthodoxe », l'accusant d' « escroquerie, abus de confiance, corruption et trafic d'influence ».

Source : AFP

Les absents ont toujours tort…

C’est un simple amendement qui a mis le feu aux poudres. Celui adopté par la commission des finances de l’Assemblée nationale la semaine dernière.
Visé, Charles de Courson, du Nouveau Centre, qui a proposé de retirer la CSG et la CRDS du bouclier fiscal à 50 %. Inadmissible pour Jean-François Copé, le patron de l’UMP au Palais-Bourbon. Le maire de Meaux accepte mal que l’on puisse « dénaturer » l'une des mesures phares du projet de loi « en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat » cher au Président, Nicolas Sarkozy. Et il l’a fait savoir aux députés de la majorité qui seraient tentés de faire bande à part (preuve que le sarkozysme n’est pas soluble dans l’UMP).
Toujours est-il que l'amendement Courson a été adopté de justesse, contre l'avis du rapporteur général du budget, Gilles Carrez (UMP), par 10 voix contre 8. Mais la raison de ce contretemps pour la majorité présidentielle n’est pas celle que l’on pourrait croire, à savoir un mouvement de fronde dans les rangs du parti majoritaire. Non. Le principal responsable de cette bisbille, c’est… l'absentéisme qui a sévi dans les rangs de l'UMP. C’est en tout cas ce qu’indique Le Figaro. « Sur la quarantaine de membres UMP de la commission des finances, une dizaine seulement étaient présents jeudi après-midi », révèle le journal. Ce qui explique que l’amendement, soutenu notamment par six élus de gauche, ait pu être adopté.
Et oui, Monsieur Copé. Il faudrait déjà balayer devant sa porte avant d’inculper ses prétendus amis.

jeudi 5 juillet 2007

Le Totomètre Juin 2007

Cette fois, ça y est! Vous l'attendiez tous et il est enfin arrivé!

Le Totomètre, c'est son nom, vous proposera, chaque mois, un top et un flop en matière politique. On commence dès aujourd'hui avec le mois de juin.


TOTOTOP
Nicolas Sarkozy, pour avoir eu le courage d'ouvrir son gouvernement à des personnalités du centre et de gauche. Une première, dans ces proportions, sous la Vè République, François Mitterrand n'ayant pas osé franchir la barrière du centre en 1988.


TOTOFLOP
Patrick Devedjian, pour avoir traité l'ancienne députée UDF du Rhône, Anne-Marie Comparini (MoDem), de "salope" ainsi que pour l'ensemble de son oeuvre.

Ainsi Fillon, Fillon, Fillon, les petites marionnettes de Sarkozy

Crédit Photo © François Lafite


François Fillon est le « dépositaire de la rupture ». Pas l’initiateur. Et c’est bien là le problème. En se référant constamment au Président Sarkozy et en ne faisant qu’entériner les propositions du chef de l’Etat, le Premier ministre, à peine les cartons posés à Matignon, reconnaît de facto les limites de son gouvernement.
En Sarkozie, c’est le Président qui détermine et conduit la politique de la Nation. Le Premier ministre, lui, exécute. Il devient une simple « marionnette », pour reprendre les termes du socialiste Benoît Hamon.

L’opposition justement. Que fait-elle ? Et bien, elle a vivement réagi au discours de politique générale énoncé par François Fillon. Des critiques préparées de longue date et donc pas toujours très bien adaptées à la situation. Rien d’étonnant finalement : faute d’idées, on continue à balancer des conneries. Mais, que le « cabinet fantôme » socialiste se rassure : il va avoir du boulot pour remettre le parti, lui aussi fantôme, sur de bons rails. Et puis, l’opposition aura en charge de présider la commission des finances à l’Assemblée. Une commission qui dispose de beaucoup de pouvoir certes, mais très exigeante.
Et oui, désormais, il faudra « travailler plus pour gagner plus ». La maxime n’épargnera pas le PS. Et ça ne lui fera sans doute pas de mal.

lundi 2 juillet 2007

Nouveau Centre et vraie arnaque ?

Le Nouveau Centre, qui regroupe aujourd’hui les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, entend « porter une certaine idée de la modernité » au sein de la majorité présidentielle. Et comment incarner cette modernité ? En n’étant « pas dans la critique permanente mais dans la proposition », dixit son Président, et ministre de la Défense, Hervé Morin.
De quoi se fendre la poire, tant la majorité présidentielle n’a jamais joué ce rôle, en France, au Parlement. Quand on connaît l’ampleur des tractations passées, début juin, entre le Nouveau Centre et l’UMP lors des élections législatives, cette affirmation relève encore plus de l’anecdote. Priorités évoquées par le NC : réforme institutionnelle, réforme de l’Etat et « Small Business Act » pour venir en aide aux PME. Comme l’UMP. Ca tombe plutôt bien…
Dans ces conditions, la nature, le rôle et l’intérêt d’un tel parti au Palais-Bourbon peuvent laisser songeur, à l’heure où d’autres sensibilités, pourtant beaucoup plus prégnantes dans la société, ne sont pas représentées dans l'hémicycle. Bayrou a sans doute de bonnes raisons de « l’avoir mauvaise ».
Mais ne soyons pas mauvaise langue. Voyons plutôt comment vont se dérouler les débats estivaux à l’Assemblée. Espérons simplement que Monsieur Morin et ses acolytes aient vu juste.